Texte :

Voilà c’était l’acte 1 de Turing Test.

Parce que turing test c’est un spectacle en 3 actes.

Donc là c’était l’acte 1, on est trois chercheurs dans un laboratoire de recherche en intelligence machine. Et on construit des robots, on répare des robots, on test des robots, on imagine des nouveaux robots. C’est un peu des tranches de vie.

L’acte deux qui commence maintenant c’est un peu different, en fait c’est pas vraiment un acte dans le sens ou on est pas vraiment acteurs. On sors de nos personnages, on sors du décors. Fabien et Bertrand vont faire de la musique et moi je vais parler et faire des dessins.

L’acte trois je vais pas trop vous en dire pour pas vous gacher la surprise mais en gros on retourne dans le décors, on reprend nos personnages. Ça ressemble pas mal à l’acte 1 sauf que au lieu que ce soit des scenes de travail c’est plutot un moment ou on s’ammuse.

Dessin :

Un humain et un robot sont face à face. L’humain peut visualiser le robot en esprit. Le robot ne se visualise que des 1 et des 0.

Texte :

Turing Test (le titre du spectacle). C’est de l’anglais, ça veut dire le Test de Turing.

Ça fait référence à une experience de pensée qu’a fait un mathematicien qui s’appellait Alan Turing.

Souvent Alan Turing quand on le présente on dit que c’est le premier qui a vraiment commencé à réfléchir à l’informatique, avant que l’informatique existe.

Donc il se doutait qu’on aurait bientot des ordinateurs, lui il les avait déjà construit un peu dans sa tête. Et il se disait qu’assez vite on serait capable de faire des programmes avec lesquels ce serait dispossible de discuter. d’avoir une conversation.

Et il pensait même que assez vite on serait capable de faire ces programmes tellement bien, que quand on dscuterait avec lui on pourrait plus faire la difference avec des humains, tellement ce serait bien fait.

Donc le test de turing en gros c’est pour tester ça. On discute avec quelqu’un par l’intermediaire d’un clavier et d’un écran. On ne sait pas si la personne avec qui on discute est un humain ou une machine et juste en parlant avec elle, on va devoir deviner si c’est un humain ou une machine.

Dessin :

Un humain et le robot parlent d’amour.

Texte :

Alors la premiere fois qu’Alan turing parle de ça, c’est en 1950 et lui il appelle pas ça le Test de Turing. Il appelle ça le jeu de l’immitation. Et en fait c’est un meilleur titre. Parce ce qui est important c’est vraiment la notion d’immitation.

Comment on va faire des machines qui vont immiter l’humain. Alors Alan Turing lui il parle seulement d’imiter la faculté humaine qui est celle de pouvoir avoir une conversation. Mais aujourd’hui quand on parle de test de turing on se permet d’employer l’expression dans un sens plus large pour parler de machines qui vont immiter d’autres facultés humaines.

Et les chercheurs dans le spectacle ils vont par exemple reflechir à des robots qui immitent la faculté humaine qui est celle de pouvoir avoir du goût, être curieux, avoir une démarche, être capable de s’étonner, être gourmand, etc.

Il y a une expression qu’on utilise c’est intelligence machine ultime. et donc ça désigne une machine qui passerait le test de turing mais toutes les caracteristiques humaines.

Et c’est ça l’objectif final de ces chercheurs. Alors bien sûr on a pas encore fait toutes les caracteristiques (Il y en a beaucoup). mais on en a déjà fait pas mal. Enfin c’est un travail en cours. Et après c’est pas tout parceque même supposont qu’on ait fait autant de robot que de caracteristique humaines, après il faut encore les fusionner. Les relier ensemble tout ces robots pour en faire qu’un seul.

Dessin :

L’humain jette le petit robot dans les airs.

Texte :

Et donc dans l’article de 1950 ou Alan Turing parle de ça, il fait une petite prédiction. Selon lui, 50 ans plus tard on verra apparaitre les premières machines qui passeront le test de turing. Donc 50 ans après 1950 ça fait 2000. Et du coup c’est drôle parce que 2000 c’est une année sur laquelle on a pas mal de recul aujourd’hui et on voit bien qu’en 2000 on y etait pas du tout. Enfait encore aujourd’hui des machines qui passent le test de turing ça existe pas. En vérité on en est même très très loin.

Et c’est drôle de voir quelqu’un comme Turing qui était à la fois très intelligent et très pointu dans un domaine, comment il a pu totalement se planter sur une prédiction qui concernait justement sa spécialité.

Et on peut pas s’empecher de penser à ça quand on voit aujourd’hui tous les experts qui nous disent “Vous vous imaginez même pas ce qu’on pourra faire dans 50 ans avec l’intelligence artificielle”, “on aura des machines qui seront capable de faire ça”, etc.

Ah oui et il y a autre chose que je voulais dire, si jamais vous tombez sur internet sur un article qui titre. “Ça y est une intelligence artificielle vient de passer le test de turing” on en trouve beaucoup des articles comme ça. Sachez que c’est faux. On y es vraiment pas du tout.

Enfait naturellement on a un peu tendence à surrestimer les machines fabrique. C’est pas vraiment un problème. Sauf quand du coup on se met à leur confier des tâches dont elles sont pas vraiment capable. Comme decider qui va aller dans telle fac ou des trucs comme ça.

Dessin :

L’umain utilise le robot pour se déguiser.

Texte :

Alors dans l’acte 3 il y a un truc à savoir concernant Alan, donc Alan c’est le robot qui parle. C’est que il est en mode impro.

Donc en fait Alan il a deux modes, le mode normal c’est ce qu’on utilise dans l’acte 1. Alors quand on lui parle on sait pas exactement ce qu’il va nous dire. Mais toutes les phrases quil dit c’est des phrases qu’on a écrite.

Le mode impro c’est pas des phrases qu’on a écrite c’est un algorythme d’apprentiasse profond en réseau de neuronne qui s’est entrainé sur une enorme corpus de +10M de lignes de sous-titre de film. Et donc il a lu et rellu en boucle ces sous-titres et il s’est créé ce qu’on appelle un modèle du langage. Donc comment on fabrique une phrase, quelles sont les differents mots qui existent et comment ils peuvent s’agencer entre eux, etc. Et comme c’était des sous-titre de film, il en a aussi profiter pour se creer un modèle de qu’est ce que c’est qu’une bonne réplique de cinema. Quand on me dit une phrase, quelle est la bonne phrase a répondre.

Et donc dans l’acte 3 nous on est occupé on peut pas aller lui parler. du coup on a trouvé une petite astuce c’est qu’on lui fait se parler à lui même. Et puis pendant les refrains on lui fait dire lalala.